L’autonomisation de la femme s’entend pour nous de la conscience qu’à la femme en ses capacités avérées à se construire et se réaliser psychiquement, matériellement et physiquement en société.

L’action de LA MATRICE vise à appuyer les femmes dans leur choix de métier en les dotant d’outils les hissant aux normes internationales ; ce que nous dénommons la professionnalisation.

Deux activités nous intéressent : la coiffure et la transformation du manioc.

1.1 LA COIFFURE

La coiffure se révèle être outre l’aspect esthétique, une question de santé publique. Par ailleurs, au fil des années, la coiffure représente une part croissante des dépenses des africaines et génère des ressources importantes dans ce domaine toujours non formalisé.

« Selon de récentes estimations, les Africaines dépenseraient, chaque année, 7 milliards de dollars pour l’entretien de leur identité capillaire. 7, 304 milliards de dollars, c’était le Produit intérieur brut (PIB) du Niger en 2013.

Un organisme basé à Londres, Euromonitor International, a tout d’abord évalué le budget “cheveux” de trois mastodontes du continent : l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Cameroun. Dans ces seuls trois pays, plus d’un milliard de dollars seraient consacrés à la création et l’entretien des coiffures.

Nattes ou tresses, couchées ou lâchées, modèle "rasta" ou "patra", enroulage au fil de mèches naturelles ou artificielles, le marché de la coiffure est un business monumental qu’ont reniflé bien des marques internationales de cosmétiques comme Unilever ou L’Oréal, notamment dans la partie australe du continent.

Les multinationales y ont non seulement ouvert des salons de coiffure propices à la diffusion de la gamme de leurs produits, mais y ont développé la recherche sur les cheveux afro ». (Tendances : un PIB pour les coiffures 25 mars 2015 à 12h06 | Par Damien Glez Jeune Afrique).

Paradoxalement, en côte d’Ivoire, « La filière couture et coiffure, appelée ironiquement  ‘’Série C’’, est perçue comme une voie par défaut, synonyme d’échec. En effet, en Côte d’Ivoire, pour la plupart, les jeunes coiffeuses sont déscolarisées, quelques fois analphabètes. Celles qui y  arrivent de plus en plus avec un niveau d’étude moyen 3ème  disent avoir choisi cette branche par vocation, par amour du métier.

Dans le métier de coiffure, la formation se déroule dans un salon de coiffure les frais d’inscription n’excèdent pas les 20.000(vingt milles) francs auxquels s’ajoutent 5000 à 8000 francs à payer chaque fin de mois au parton ou à la patronne..

Les écoles de formation pour la coiffure n’étant pas encore développées malgré une timide amorce.

Pour ces jeunes filles issues en général des milieux modestes dont beaucoup ont interrompu leur scolarité fautes de moyens financiers des parents, le principal débouché qui s’offre à elle, c’est l’auto-emploi.

Sachant que d’autres, surtout des coiffeuses sont obligées de travailler dans le salon d’une patronne comme employée moyennant un salaire de misère.

Il est donc important que ces jeunes filles qui ne manquent pas de courage, soient réellement soutenues après leur formation car nombreuses d’entre elles sont celles qui, face aux premières difficultés, baissent les bras pour se livrer à des activités peu honorables »( Enquête réalisée par Haidmond Kaunan /afriquematin.net).

En Côte d’Ivoire, les coiffeuses relèvent de la corporation des artisans. Cette corporation est encadrée par la Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire (CNMCI).

La CNMCI a pour mission de contribuer à la promotion et au développement du secteur de l’artisanat.

A cet effet, La CNMCI a initié Le Projet Intégré d’Appui à l’Autonomisation des Artisans de Côte d’Ivoire.

Ce projet adresse la question complexe des artisans dépendant du secteur informel et sujets à une vulnérabilité pluridimensionnelle.

Cette vulnérabilité fragilise leur environnement professionnel et familial en les maintenant dans une situation sociale précaire aux perspectives incertaines.

Il s’agit pour le projet de considérer les principaux déterminants qui rendent compte de la précarité dans laquelle vivent les artisans et sur lesquelles il faut agir pour contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

En rapport avec l’autonomisation de la femme artisan-coiffeuse, ce projet sera le cadre d’intervention de l’ONG LA MATRICE, en ciblant spécifiquement le Résultat 3.

 « APPUI AU METIER DE COIFFEUSES »

 

1.2 LE MANIOC

En cours de construction.